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19.03.2007
Huile salvatrice?
L’huile de krill constitue une source d'acide eicosapentanoïque (EPA) et d'acide docosahexanoïque (DHA), deux substances qui font partie de la famille des acides gras oméga-3. En norvégien, krill veut dire « nourriture de baleine ». Les baleiniers ont en effet créé ce mot pour désigner les nuées de minuscules crustacés qui forment les bancs de zooplancton. L’espèce la plus connue de ces mini-crustacés, l’Euphosa superba, est une petite crevette dont la taille varie de 0,6 cm à 10 cm. Son corps est translucide et ses organes sont luminescents, ce qui la rend particulièrement visible dans l’océan. On la trouve essentiellement dans les eaux froides de l’Antarctique. C’est cette espèce qui fait actuellement l’objet de la pêche au krill à l’échelle industrielle. Il s’agit, pour l’instant, d’une ressource abondante.
Sa teneur en acides gras oméga-3 est un peu plus faible que celle de l’huile de poisson (75 mg d’EPA et 45 mg de DHA par capsule de 500 mg); cependant, elle renferme également des phospholipides, environ 40 % et des antioxydants dont l’activité serait beaucoup plus élevée que celle des huiles de poisson. Ces substances lui confèrent une efficacité accrue: les antioxydants contribuent à préserver l’intégrité des fragiles acides gras oméga-3 et les phospholipides assurent leur transport vers les sites où ils sont utiles, c’est-à-dire dans les membranes des cellules.
La teneur en précieux acides gras oméga-3 de l’huile de krill devrait lui conférer des propriétés semblables à celles de l’huile de poisson pour soulager les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde, réduire les rechutes et les risques de décès après un infarctus du myocarde, réduire les taux de triglycérides sanguins et prévenir plusieurs troubles cardiovasculaires(réduit les taux de triglycérides et de cholestérol) est également utilisée pour soulager les symptômes du syndrome prémenstruel et les douleurs menstruelles;
L’huile de krill contient également de l’astaxanthine (0,75 mg par capsule de 500 mg), un composé de la famille des caroténoïdes. C’est cette substance qui confère aux carapaces des crustacés et à la chair du saumon et de la truite leur coloration rougeâtre typique. L’astaxanthine est un puissant antioxydant et pourrait, notamment, avoir un effet protecteur contre les effets nocifs des rayons ultraviolets et jouer un rôle dans le processus anti-inflammatoire; c'est un bon complément pour tous les problèmes de vue: cataracte, glaucome, DMLA dont il faut abuser pour tenter d'éviter l'atteinte au 2e œil. Outre son huile, le krill renferme des protéines et des enzymes qui font l’objet de quelques utilisations industrielles : nourriture pour les poissons d’élevage, protéines pour la formulation de substituts de repas pour les personnes désirant perdre du poids ou de suppléments destinés aux athlètes, enzymes pour améliorer la digestion ou, en application topique, pour le débridement d’une plaie ou d’un ulcère cutané1.Importantes recherches dans le syndrome prémenstruel (SPM) et menstruations douloureuses (dysménorrhée). Au cours d’un essai à double insu mené auprès de 70 femmes, on a comparé les effets de l’huile de poisson (renfermant 18 % d’EPA et 12 % de DHA) à ceux de l’huile de krill sur les symptômes du syndrome prémenstruel et les douleurs menstruelles3. Au cours du premier mois, les patientes ont pris 2 g par jour d’huile de krill ou d’huile de poisson, puis au cours des deux mois suivants, elles ont pris le même dosage, mais seulement durant dix jours, soit durant les huit jours précédant leurs menstruations et les deux jours suivants. Les participantes avaient aussi la consigne de suivre un régime alimentaire composé de 40 % d’hydrates de carbone, de 40 % de protéines et de 20 % de matières grasses, des modifications qui peuvent, à elles seules, avoir un effet positif sur le syndrome prémenstruel, selon Hélène Baribeau, diététiste. Les résultats indiquent que l’huile de krill a contribué à soulager les symptômes de la dysménorrhée de même que les manifestations émotionnelles associées au syndrome prémenstruel de façon plus efficace que l’huile de poisson.
Taux de triglycérides et de cholestérol. Au cours d’un essai comparatif, 120 sujets souffrant d’hypercholestérolémie et d’hypertriglycéridémie ont été séparés en quatre groupes. Les participants ont pris chaque jour soit un placebo soit un des traitements suivants durant trois mois : 2 g ou 3 g d’huile de krill (selon le poids des sujets), 1 g ou 1,5 g d’huile de krill, 3 g d’huile de poisson. Après trois mois, le taux de cholestérol total des sujets ayant pris 2 g ou 3 g d’huile de krill par jour avait diminué, en moyenne, de 18 %, contre 13 % (1 g ou 1,5 g d’huile de krill) et 5,9 % (3 g d’huile de poisson). Dans le groupe placebo, le taux de cholestérol avait augmenté de 9,1 %. L’huile de krill, à raison de 2 g ou 3 g par jour, a également réduit le taux de triglycérides sanguins de 27 % en moyenne, soit de façon beaucoup plus nette que l’huile de poisson (-3,15 %) et que le placebo (-9,88 %). Au cours de cette étude, les chercheurs ont aussi constaté un léger effet positif sur le taux de glucose sanguin, soit une diminution de 6 % en moyenne dans les deux groupes recevant de l’huile de krill, contre 3,3 % dans le cas de l’huile de poisson et aucune variation dans le cas du groupe placebo.
La production excessive de radicaux libres est un facteur associé à l’infertilité masculine, d’où l’hypothèse de traiter cet état par la consommation d’antioxydants. Au cours d’une étude préliminaire chez 30 hommes ayant des problèmes d’infertilité, on a obtenu des résultats très prometteurs en ajoutant une dose massive d’astaxanthine (16 mg par jour durant trois mois) au traitement classique. Cependant, jusqu’à maintenant, aucune étude n’a utilisé l’huile de krill comme source d’astaxanthine dans le cadre d’un traitement contre l’infertilité.
Contre-indications
Les personnes sujettes aux ecchymoses ainsi que celles qui souffrent de problèmes sanguins ou qui prennent des médicaments anticoagulants doivent éviter les dosages élevés de suppléments qui renferment de l'EPA et du DHA. Les personnes allergiques aux fruits de mer pourraient souffrir de réactions allergiques en ingérant de l’huile de krill.
Il faut également savoir qu'à fortes doses, les oméga-3 peuvent provoquer des nausées et un ramollissement des selles. Comme les oméga-3 d'origine marine agissent sur la fluidité du sang, une forte consommation pourrait provoquer des saignements de nez chez certaines personnes.
À cause de sa teneur en acides gras oméga-3, l'huile de krill pourrait augmenter l'effet des plantes qui ont des effets anticoagulants, notamment l'ail et le ginkgo.
Avec des médicaments c'est-à-dire tous les médicaments anticoagulants: consulter un médecin avant de prendre de l’huile de krill.
Dans le diabète: au cours d’une étude clinique, on a observé que l’huile de krill pouvait réduire légèrement le taux de glucose sanguin chez des sujets souffrant d’hyperlipidémie. Un suivi plus serré de la glycémie est donc nécessaire afin d’ajuster le dosage des médicaments hypoglycémiants.
Conclusion: Le krill est un aliment très nutritif et complet, ce qui fait de son huile un produit intéressant. Elle a l’avantage d’en concentrer certains, notamment les acides gras oméga-3 (EPA et DHA) et les phospholipides. De plus, à la lumière des connaissances actuelles, l’huile de krill semble se démarquer nettement de l’huile de poisson par sa teneur élevée en antioxydants. Ainsi, pour un seul gramme, soit environ ¼ c. à thé ou 1 ml, elle a une valeur antioxydante de 378 (mesurée grâce à la méthode ORAC – Oxygen radical absorption capacity - capacité d'absorption des radicaux libres de l'oxygène). Cette valeur antioxydante se rapproche de celle d’un kiwi, soit 380 (voir ma note sur les kiwis). Voilà donc un produit prometteur, mais pour lequel, contrairement aux huiles de poisson, les données scientifiques sont encore insuffisantes.
Les suppléments d’huile de krill coûtent plus cher que la plupart des suppléments d’huile de poisson. Ils sont vendus en capsules de 500 mg. En plus de l’huile de krill, on trouve dans le commerce de la poudre de krill séché. Il s’agit essentiellement de protéines de krill riches en acides aminés et en enzymes. On ne peut attribuer à ce produit les effets qu’on attribue à l’huile.
06:35 Publié dans HUILES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : femme, blabla de fille, vive la vie, journal intime, blogs, de tout et de rien



Commentaires
Un peu plus chère mais il semble que ça vaut la peine. C'est bon pour le syndrôme pré-menstruel, penses-tu que ce pourrait être bon pour la pré-ménopause et la ménopause ?
Merci de continuer bon blog.
Ecrit par : raymonde | 20.03.2007
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