20.11.2009

Si vous n'avez toujours pas compris...

Je fais de mon mieux pour vous prouver que la théorie du complot des labos assassins est une vaste fumisterie qui circule sur internet.... J'espère que je vous donne avec ces notes des renseignements qui vous permettront de juger sainement.

Si vous ne voulez pas vous faire vacciner pour vous, faites le pour protéger les autres, il y a plus de gens qui vous aiment autour de vous que vous ne vous rendez compte; 

En France, en hiver, la grive saisonnière fait entre 1 million et demi à trois millions de malade pour plus ou mois 3000 morts. Quant l'hiver est très froid et la grippe saisonnière forte, on compte environ 5 millions de malades et au moins 1500 décès de plus. Parmi les personnes très âgées ou atteintes de graves pathologies

Actuellement, la grippe A H1N1 2009 a touché en France 1,5 millions de personnes: ON N'EST PAS EN HIVER!

D'accord, il y a pour l'instant environ 50 décès: mais la majorité est des enfants et adolescents. Ceux qui vont passer plusieurs jours à plusieurs mois en réanimation et, j'espère qu'ils s'en sortiront, auront cependant à se faire prendre en charge TOUTE LEUR VIE car la destruction des poumons, ce n'est pas une plaisanterie...

 

PERSONNELLEMENT JE DIS ET JE SIGNE: LES FUMISTES SONT DES FUMIERS QUI VOUS TROMPENT!

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Pour rappel, l' Ukraine compte à peu prés  46,7 millions d'habitants .

http://mondesante.com/pandemies/grippe-a/grippe-a-344-deces-et-1-502-345-malades-en-ukraine-1368.html

 Grippe A : 344 décès et 1 502 345 malades en Ukraine

Le bilan provisoire de l'épidémie de grippe A (H1N1) en Ukraine est de 344 décès et 1 502 345 malades, dont 1 649 médecins et membres du personnel soignant. Sur les 85 904 personnes hospitalisées depuis le 29 octobre, 233 d'entre elles sont en réanimation et 42 en respiration assistée.

 Une épidémie de grippe est déclarée en Ukraine. Celle-ci s'est déclenchée dans trois oblasts de l'ouest de l'Ukraine (Lviv, Ternopil, Ivano-Frankivsk). Les oblasts de Vinnytsia, Volhynie, Transcarpathie, Khmelnytskyï, Tchernivtsi, Rivne, Odessa, Donetsk, Poltava, Zaporijjia, Tchernihiv, Jytomyr, Mykolaïv, Soumy, Kiev, et la ville de Kiev (la région et la ville sont deux entités distinctes et font l'objet de compilations statistiques spécifiques) ont progressivement été touchés au cours des deux premières semaines de novembre. Aujourd'hui, 26 des 27 entités administratives d'Ukraine sont atteintes avec l'annonce officielle, par le Ministère de la Santé d'Ukraine (MOZ) des premiers cas mortels dans les régions de Dnipropetrovsk, Kirovohrad, et dans la ville de Sébastopol. L'épidémie concerne désormais l'ensemble du territoire ukrainien.

 Le seuil épidémiologique est considéré comme atteint dans 15 régions (Volhynie, Transcarpathie, Lviv, Rivne, Khmelnytskyï, Tchernivtsi, Vinnytsia, Jytomyr, Kiev, Kirovohrad, Tchernihiv, Louhansk, Tcherkassy, République autonome de Crimée) et dans la ville de Kiev. Les régions de Ternopil, Ivano-Frankivsk, Donetsk, Kherson, Mykolaïv, Poltava, Soumy sont considérées comme désormais en dessous du seuil épidémiologique. Selon les informations disponibles, l'épidémie combinerait la grippe saisonnière et la grippe A-H1/N1. La majorité des décès concernerait des sujets qui auraient consulté tardivement.

 Au 19 novembre, la situation était la suivante : 344 décès (328 au 18 novembre, 315 au 17, 299 au 16, 213 au 12, 155 au 9, 174 au 10). Environ 1 502 345 malades (1 457 564 au 18 novembre, 1 400 999 au 17, 1 364 939 au 16, 1 192 481 au 12) soit 44 781 malades au cours des dernières 24 heures. Ce chiffre concerne les malades recensés depuis le début de l'épidémie, le 29 octobre. 85 904 personnes hospitalisées depuis le 29 octobre (83 026 au 18 novembre, 78 326 au 17, 75 862 au 16, 62 462 au 12, 52 742 au 10, 48 972 au 9, 33 972 au 6). L'augmentation du nombre d'hospitalisations se tasse à nouveau avec 2878 hospitalisations au cours des dernières 24h00 (3458 du 17 au 18 novembre, 2464 du 16 au 17, 2489 du 15 au 16, 4289 du 11 au 12, 3887 du 9 au 10, 3994 du 8 au 9, et 4478 du 7 au . Les statistiques indiquent ces derniers jours que les personnes sortant des hôpitaux sont plus nombreuses que celles qui y entrent : 4137 personnes ont quitté les hôpitaux du 18 au 19 pour 2878 hospitalisations (7665 et 2462 du 16 au 17).

 Environ 233 personnes en réanimation et 42 en respiration assistée (257 et 38 au 18 novembre, 317 et 41 au 17, 354 et 45 au 16, 350 et 41 au 12, 334 et 45 au 11, 446 et 50 au 9, 251 et 27 au 6). Le MOZ a également informé de ce que 1 649 médecins et membres du personnel soignant avaient été hospitalisés depuis le début de l'épidémie. Parmi eux, 13 sont décédés.

 Le gouvernement ukrainien a mis en place un ensemble de mesures de quarantaine visant à limiter l'extension de l'épidémie : L'ensemble des établissements scolaires d'Ukraine sont fermés pour trois semaines (confirmé le 6 novembre par le Service de presse du Ministère de l'Education et de la science d'Ukraine). La Commission spéciale de lutte contre l'épidémie devrait statuer vendredi sur la levée ou la poursuite de la quarantaine comme l'a annoncé le Premier Ministre d'Ukraine, Youlia Tymochenko, mercredi 18 novembre, à l'occasion du Conseil des Ministres. La participation à des manifestations de masse est déconseillée et certaines sont annulées.

- Des mesures prophylactiques renforcées sont introduites dans les aéroports, les gares, le métro, les transports en commun, les marchés, les entreprises, les établissements de restauration, les commerces. Une campagne de vaccination contre la grippe A H1/N1 a été annoncée. Le Gouvernement a également mis en place une surveillance des pharmacies visant à s'assurer du respect, par celles-ci, de la présence, en quantité suffisante, des médicaments stipulés par l'administration, et de l'absence de spéculation en matière de prix.

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Grippe porcine: doutes en Chine - chiffres précis exigés

Le gouvernement chinois a demandé aux autorités locales des rapports plus précis sur l'ampleur de la grippe H1N1 dans le pays. Un médecin, très impliqué dans la révélation de la crise du SRAS de 2003, a mis en doute le nombre de décès officiellement recensés.

 Le ministère de la santé a appelé les "responsables de la santé de tous niveaux à la prévention consciencieuse de la grippe A(H1N1) et au contrôle du travail de recensement" des cas, selon un communiqué publié jeudi soir.Il affirme aussi qu'il est "strictement interdit de dissimuler, d'omettre ou de retarder la publication des morts du H1N1", sous peine d'en être "tenu responsable".

 Le même jour, Zhong Nanshan, un expert médical de la province du Guangdong (sud), cité par un journal, avait estimé que le bilan des décès de cette grippe était certainement supérieur et que des cas étaient dissimulés. A ce jour, la grippe porcine en Chine a officiellement fait 53 morts, pour 70.000 cas recensés.

 Pendant la crise du syndrome respiratoire aigü sévère, Zhong avait défié les autorités et parlé publiquement de l'ampleur de cette épidémie de pneumonie atypique, sur laquelle le gouvernement avait étouffé toute information pendant six mois, s'attirant les foudres de la communauté internationale.

 Apparu en novembre 2002 en Chine, le SRAS avait déclenché une crise sanitaire mondiale l'année suivante, provoquant la mort de près de 800 personnes, en majorité en Asie, dont près de 350 en Chine. C'est seulement en avril 2003 que Pékin avait commencé à fournir des chiffres crédibles sur les malades.

19.11.2009

Vaccins : les généralistes retournent leur veste !

Fin octobre on découvrait que près de la moitié des médecins généralistes français déclarent ne pas souhaiter se faire vacciner contre l'infection par le nouveau virus grippal H1N1 (Slate du 28 octobre). Mi novembre les Français apprennent que ces mêmes généralistes réclament de pouvoir vacciner leurs patients non pas dans les dispensaires publics prévus à cet effet mais bien dans le cadre de l'exercice libéral de leur cabinet. Une volte-face en deux semaines. Comment comprendre ?

 On nous fera remarquer, non sans raisons, les failles d'un tel raccourci ; des failles de nature méthodologique et statistique. Les chiffres de la fin octobre émanaient d'un sondage  conduit sous l'égide de trois organisations qui ne sont en rien (bien au contraire!) contre la nouvelle vaccination anti grippale (1). Quant aux velléités vaccinales aujourd'hui exprimées par le corps des généralistes elles émanent de divers responsables syndicaux dont la représentativité, comme souvent en France, pose certes question. Il n'en reste pas moins vrai que l'on est bien ici confronté à une série de questions sanitaires stratégiques et fondamentales ; des questions qui dépassent de loin l'actuelle menace pandémique. De ce point de vue l'équation est éclairante, pour ne pas dire passionnante.

 Résumons. Le sondage dont Slate.fr avait donné en avant-première, les résultats semblaient sans équivoque. Cette étude nationale avait été menée à partir de  3.530 réponses  de praticiens recueillies entre le 17 et le 27 octobre. Reprenons-en ici les principales conclusions :

 •En France aujourd'hui plus d'un médecin sur trois (36,8%) déclare ne pas vouloir se faire vacciner (33,4% chez les hospitaliers, 41,8% chez les libéraux).

•Chez les opposants à la vaccination, ils sont 70,3% à redouter les possibles effets des «adjuvants» présents dans les vaccins.

•60% critiquent le principe de la double injection vaccinale devant être pratiquée à trois semaines d'intervalle.

•Ils sont 71% de ce tiers de médecins à redouter les possibles complications vaccinales.

Ces mêmes résultats indiquaient en outre que près d'un quart des médecins volontaires pour se faire vacciner n'étaient pas décidés à prêcher la bonne parole immunisante.

 En quelques jours le paysage a radicalement changé Au fur et à mesure que l'on prenait la mesure de la faible réponse collective aux propositions gouvernementales de vaccination (on pourra peut-être bientôt parler de fiasco) les organisations syndicales médicales sont montées en ligne.

 L'affaire est aujourd'hui bien résumée par notre consoeur Sandrine Cabut dans les colonnes « Sciences-Médecine » du Figaro.

 Extraits : « Exclus jusqu'ici du dispositif, les médecins de ville montent au créneau pour être autorisés à réaliser les injections dans leurs cabinets. ''Prétendre vacciner à large échelle en court-circuitant ceux qui connaissent le mieux les Français, les généralistes et les pédiatres, c'est prendre tous les risques d'un échec'', s'insurge le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), le principal syndicat de médecine libérale. Associée à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), la CSMF demande instamment au gouvernement de rectifier le tir, en adaptant l'organisation de la vaccination. ''C'est une aberration que le protocole soit si compliqué. Plus il y a de réticences, plus il faudrait le simplifier, note pour sa part le Dr José Clavero, porte-parole de l'Union régionale des médecins libéraux d'Ile-de-France. Nos patients ont envie d'être vaccinés par quelqu'un qui les connaît, pas par un anonyme. Avec la proximité, il est plus facile de discuter et de convaincre''. Le principal syndicat des médecins généralistes, MG France, est sur la même ligne. »

 En substance : pourquoi ne pas nous nous avoir demandé de participer à l'effort vaccinal et national ? Solidarité véritable ? Corporatisme libéral intéressé ? Urgence sanitaire ou opportunisme ? Comment trancher ? Nous reviendrons bientôt (avec ou sans son aide) sur les propos que vient de tenir, ce 16 novembre sur RTL, le Pr Didier Houssin directeur général de la santé. L'organisation de la vaccination ? « Un enfer logistique !»

 Jean-Yves Nau

(1) Il s'agissait de la Coordination médicale hospitalière (CMH) , du syndicat MG France, et du syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux publics  (SNAM HP) Parmi les responsables de cette initiative figurent les Dr François Aubart (Président de la CMH), Robert Cohen (professeur de pédiatrie), Olivier Goeau Brissonière (président de la FSM), Bruno Housset (professeur de pneumologie), Martial Olivier Koerhet (président de MG France), Bernard Régnier (professeur de réanimation médicale) et Roland Rymer (président du SNAM HP).

 Réconcilier les Français avec la vaccination

 Il y a quelques semaines, j'ai été invité par une dynamique Amicale de médecins libéraux d'une ville de banlieue parisienne pour échanger avec eux durant toute une soirée au sujet de cette pandémie. Il y avait aussi quelques pharmaciens. C'était précisément au moment où paraissaient les résultats de divers sondages concernant les réticences sur les professions de santé vis-à-vis de la vaccination en France. Les témoignages que j'ai pu recueillir m'ont conduit à des conclusions moins à l'emporte-pièce que ces résultats ne le suggéraient.

Ainsi, les médecins généralistes que j'ai rencontrés, dont on pourra toujours penser qu'ils n'étaient pas représentatifs de leur profession (ils étaient cependant presque tous présents, m'a assuré le président de l'Amicale), n'étaient pas particulièrement hostiles à la vaccination. En revanche, ils étaient unanimement mécontents de la façon dont elle avait été mise en place. Sans eux. Enfin, pas vraiment sans eux. Ils avaient été récemment convoqués par la mairie pour indiquer les heures de permanence qu'ils étaient prêts à assurer volontairement. Presque tous avaient répondu présent à l'appel civique. Mais en posant certaines conditions : ils souhaitaient notamment dans leur grande majorité que ces permanences s'effectuent après leur travail, entre 18h et 22h, entre midi et deux heures, ou le samedi après-midi. Ils pensaient d'ailleurs offrir des plages horaires de nature à satisfaire les personnes qui travaillaient elles-mêmes. Mais c'était sans compter sur les horaires des personnels de la mairie qui a unilatéralement décidé d'ouvrir aux strictes heures ouvrables les gymnases pour ces vaccinations : du lundi au vendredi de 9h à 12 et de 14h à 16h. Eh hop, réglé d'un coup. Ca ne s'invente pas.

 Les médecins ont alors boudé, c'est vrai. Si ce sont eux que vous sondez, peu après, pour connaître leur sentiment sur le dispositif national mis en place, vous imaginez leur réaction. Ces médecins étaient plutôt civiques au départ, prêts à participer à l'effort collectif, à fermer un peu plus tôt leur cabinet pour aller vacciner puisque l'on refuse qu'ils fassent les mêmes gestes dans leurs cabinets. En revanche, ils étaient devenus très déterminés à attendre les réquisitions du préfet pour fermer leurs cabinets aux heures ouvrables compte-tenu du refus de toute écoute municipale.

 Alors retournent-ils leurs vestes aujourd'hui ? Pas sûr. Peut-être disent-ils plus haut, ce qu'ils disaient entre eux dans leurs Amicales : « confiez-nous cette mission, et nous la ferons mieux que vous, vous verrez ! » Chiche ? Et si c'était vrai ? Si l'on confiait aux pharmaciens une partie de ces stocks si difficiles à écouler dans les gymnases municipaux et aux médecins généralistes la possibilité d'injecter ces vaccins, sereinement, dans leurs cabinets, peut-être inverserions-nous la tendance actuelle ? Peut-être pourrions-nous réconcilier les Français avec cette vaccination dont on a la chance qu'elle ait pu être disponible en un délai record ?

 Antoine Flahault

18.11.2009

point situation mondiale

November 12, 2009, 1:30 p.m.

http://www.cdc.gov/media/transcripts/2009/t091112.htm

Anne Schuchat :
Secondly highlighting one of the groups that's very hard hit with influenza complications.  People with diabetes.
l'un des groupes qui est très durement touchés avec des complications de la grippe. Les personnes atteintes de diabète.

People with diabetes have an increased risk of severe illness from any flu. And when people with diabetes get flu, it can be more difficult for them to manage their blood sugar.  They can suffer high or low blood sugar.  Pay special attention with flu when you have diabetes is important.  People with diabetes account for about 12% of all of the hospitalizations we've seen from the h1n1 influenza virus.  If we focus in on adults, 19% of those people who have been hospitalized have diabetes.  We know that people hospitalized with h1n1 influenza who have diabetes have a good chance of ending up in the intensive care unit.  One in four hospitalized patients with diabetes did require intensive care unit management. So this can be a very severe illness in people with diabetes.
Quand les personnes atteintes de diabète attrapent la grippe, il peut être plus difficile pour eux de gérer leur glycémie. Elles peuvent souffrir d'une  concentration de sucre dans le sang élevée ou faible. Portez une attention particulière à la grippe si vous avez le diabète est important. Dans le suivi du virus H1N1 de la grippeLes personnes atteintes de diabète comptent pour environ 12% de l'ensemble des hospitalisations, . Si nous regardons particulièrement la population des adultes, 19% des personnes qui ont été hospitalisés souffrent de diabète. Nous savons que les personnes hospitalisées avec de la grippe H1N1  qui ont du diabète risquent fortement de se retrouver dans l'unité de soins intensifs. Un quart des patients hospitalisés pour un diabète n'a pas besoin au recours au service de l'unité des soins intensifs. Aussi cette grippe H1N1 peut être une maladie très grave chez les personnes atteintes de diabète.

It's very important for people with diabetes to be vaccinated.  People with diabetes who have fever and cough or other symptoms of respiratory illness like flu do need to check with health care providers.  We recommend viral medicine, Tamiflu.  it's not necessary to wait for test results to come back on influenza testing, it's just important to get prompt antiviral medicine of the third step diabetic patients can take in the face of this flu pandemic, make sure they have been vaccinated against pneumococcal infections.
Il est très important à se faire vacciner pour les personnes atteintes de diabète . Les personnes diabétiques qui ont de la fièvre et une toux ou d'autres symptômes de maladies respiratoires comme la grippe n'ont pas besoin de vérifier avec les fournisseurs de soins de santé. Nous vous recommandons comme antiviral, le Tamiflu. Il n'est pas nécessaire d'attendre le retour sur les tests de l'influenza, il est juste important d'obtenir les antiviraux rapidement, ceux de la troisième étape que les patients diabétiques peuvent prendre face à cette pandémie de grippe, assurez-vous qu'ils ont été vaccinés contre les infections à pneumocoques.

So for April through October 17th, we estimate the 22 million people have become ill from pandemic influenza.  We estimate 98,000 people have been hospitalized so far through October 17th.  And the upper and lower estimates on hospitalizations are from 63,000 to 153,000.  We estimate that 3,900 people have died so far in the first six months of the pandemic from this virus.  And the estimates there are from 2,500 up through 6,100 people having died so far.
Alors, d'avril au 17 Octobre, nous estimons que les 22 millions de personnes ont été atteintes par la grippe pandémique.Selon nos estimations, 98.000 personnes ont été hospitalisées jusqu'au 17 Octobre. Et les estimations hautes et basses sur les hospitalisations sont de 63.000 à 153000. Nous estimons que 3.900 personnes sont mortes à ce jour dans les six premiers mois de la pandémie due à ce virus sur une  estimation globale des décès comprise entre  2500 et 6100 à ce jour.

So I also want to give you some estimates for cases, hospitalizations and deaths for different age groups.
So in children under 18, we estimate 8 million children have been ill with influenza, 36,000 hospitalized, and 540 children have died from this pandemic influenza.  In the first six months of the pandemic for adults 18 to 64 years of age, we estimate 12 million cases, 53,000 hospitalizations, and 2900 deaths.  For people 65 and over, we estimate about 2 million cases, 9,000 hospitalizations and about 440 deaths.
Je tiens également à vous donner quelques estimations pour le cas, d'hospitalisations et de décès pour les groupes d'âge différents. Alors, chez les enfants de moins de 18 , nous estimons 8 millions d'enfants ont été atteints de la grippe, 36.000 hospitalisés, et 540 enfants sont morts de cette pandémie de grippe. Au cours des six premiers mois de la pandémie pour les adultes de 18 à 64 ans d'âge, nous estimons que 12 millions de cas, 53.000 hospitalisations , et 2900 décès. Pour les personnes de 65 ans et plus, nous estimons à environ 2 millions de cas, 9.000 hospitalisations et environ 440 décès.

question:
Doctor, did you say 540 children, and you were reporting about 120 recently.  That's quite a jump.  I thought the CDC was keeping careful track.  Could you tell us a little bit more about how that number jumped so dramatically.
Docteur, vous avez dit 540 enfants, alors que dans un rapport récent 120 étaient mentionnés. C'est un écart important . Je pensais que le CDC avait un suivi attentif. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur le comment de cette augmentation spectaculaire?

Anne Schuchat: that's right.  As of last Friday we reported 129 children had been reported with laboratory confirmed h1n1 influenza.  Additional reports have come in about pediatric deaths from laboratory confirmed influenza where typing information wasn't available.  We know that a number of the deaths that we're seeing are occurring outside the hospital where testing is not possible.
Vendredi dernier, nous avons signalé 129 enfants ont été rapportés avec la grippe H1N1 confirmés en laboratoire. D'autres rapports sont venus précisant qu'il n'était pas possible de mentionner la confirmation du laboratoire. Nous savons qu'un certain nombre de morts que nous voyons sont survenus à l'extérieur de l'hôpital où le dépistage n'est pas possible.

question:
What is your message to the public, parents and adults, when they hear these new numbers?
Quel est votre commentaire pour le public, les parents et les adultes sur ces nouveaux chiffres?

Anne Schuchat: influenza is serious.  Vaccination is the best effort to protect one's self or family.  These efforts give a bigger picture of what's going on and reaffirm the priority recommendations we've given.  We focus vaccination on younger people because they are disproportionately affected with the virus.
Anne Schuchat: la grippe est grave. La vaccination est le meilleur moyen pour se protéger soi-même ou sa famille. Ces efforts donnent une image globale de ce qui se passe et de réaffirmer les recommandations prioritaires que nous avons donnée. Nous mettons l'accent sur la vaccination des personnes plus jeunes parce qu'ils sont touchés de façon disproportionnée avec le virus.

12.11.2009

La loi française nous protège

en principe, même si les labos ont exigés de ne pas subir de procès après vaccination...

Cependant, lisez bien la lettre que vous allez signer avant la vaccination...

je ne suis pas encore vaccinée et donc, je ne peux pas vous indiquer son contenu.

Loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé (1)

 NOR: MESX0100092L

 Version consolidée au 23 juillet 2009

 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...=

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 Droits des malades

http://www.assemblee-nationale.fr/11/dossiers/droits_des_...

 

11.11.2009

Selon les pays ou régions du globe

GRIPPE A

64% des Dc ont lieu chez les plus de 65 ans au quebec

normalement, les plus de 60 ans sont moins atteints par la maladie (environ 1  à quelques % )  mais par contre ils meurent enormement

09.11.2009

Dernieres infos grippe

Une patiente de 17 ans et demi, hospitalisée depuis 10 jours au CHU avec de lourds facteurs de co-morbidité (diabète, obésité) a contracté la grippe A H1N1 et développe une forme gravissime de la maladie. Son pronostic vital est engagé.

Compte tenu de sa durée d'hospitalisation, il est possible qu'elle ait été contaminée dans l'enceinte du CHU.

La patiente est actuellement prise en charge dans le service de réanimation.

La probabilité de cette contamination au sein du CHU conduit l'etablissement à prendre des mesures nouvelles en termes de restrictions et de protection à la fois des personnels et des patients notamment dans les services de pédiatrie, chirurgie infantile.

- visites limitées aux seuls parents (père et mère) des enfants hospitalisés.

 - port de masque chirurgical obligatoire pour les personnels (soignants, administratifs et techniques) non encore vaccinés ou vaccinés depuis moins de 10 jours.

 Ces mesures sont susceptibles d'être étendues à d'autres services de soins et pourront aussi être complétées de consignes plus restrictives en cas de développement épidémique important.

 Ce cas particulier confirme la nécessité de se faire vacciner dans les meilleurs délais, tant pour la population que pour les professionnels de santé.

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Publié le 09/11/2009 à 17:46 Le Point.fr

 Grippe A (H1N1) : l'appel à la vaccination des pneumologues

Face à l'intensification de l'épidémie et à la résistance exprimée par les Français vis-à-vis de la vaccination, la Fédération française de pneumologie (FFP) lance un appel à la population : "Le virus de la grippe A (H1N1) ne doit pas passer par vous ! Faites-vous vacciner sans tarder." Ces spécialistes s'engagent donc clairement "pour" la vaccination contre la grippe A (H1N1), dans un communiqué, en dénonçant des informations "infondées, fantaisistes et irresponsables" qui circulent sur ses effets secondaires.

 "Les infections par le virus de la grippe A (H1N1) se multiplient avec, ces dernières semaines, une augmentation nette et constante des formes graves hospitalisées, transférées en réanimation ou à l'origine de décès, rappelle la FFP. Ces formes graves sont évitables par la vaccination. C'est actuellement le seul moyen dont nous disposons pour les éviter." Et afin d'apaiser les craintes nourries par des informations que la FFP juge "infondées", elle insiste sur le fait que les seuls effets secondaires connus du vaccin sont, sur les deux à trois jours qui suivent l'injection, une "douleur au point d'injection", une "rougeur", voire un "œdème parfois accompagné d'une sensation de malaise, de douleurs musculaires, de maux de tête et d'un peu de fièvre". "Le plus souvent, peu de choses !"

 La FFP revient en particulier sur le risque de syndrome de Guillain-Barré, une affection du système nerveux, dont le lien avec la vaccination a été évoqué en 1976 aux États-Unis sans être prouvé ni écarté, alors que le lien entre grippe et syndrome a, lui, été montré dans plusieurs études épidémiologiques. Elle affirme ainsi : "Le vaccin réduit la fréquence du syndrome de Guillain-Barré induit par la grippe. Le sel de mercure (thiomersal) contenu à de très faibles concentrations dans le vaccin pour éviter les contaminations bactériennes ne s'accumule pas dans l'organisme, est éliminé par l'intestin et son innocuité est parfaitement démontrée. Enfin, les adjuvants ne sont pas une nouveauté. Ils sont utilisés dans de nombreux vaccins depuis des années sans avoir provoqué le moindre signal de pharmacovigilance."

08.11.2009

La phyto peut aider dans la grippe ?

Les lymphocytes dits tueurs, que les Anglo-Saxons appellent « natural killers » (NK) sont les meilleurs agents d'une immunité participant de façon non spécifique à la défense de l'organisme, en particulier au cours des infections virales. Leur faible activité chez les personnes fragiles ou âgées les rend beaucoup plus vulnérables. Aussi, le fait de remonter le niveau des défenses naturelles en stimulant ces lymphocytes représente-t-il un avantage certain. Ce qui n'empêche cependant pas la contamination, mais augmente les chances d'être moins touché par la grippe.

 Une équipe de chercheurs a découvert assez récemment le rôle activateur d'une banale molécule, le trans-bêta-caryo­phyllène, ainsi baptisée car trouvée la première fois dans le clou de girofle, Caryophyllus aromaticus L. C'est ce composé qui rend aussi précieux les extraits aromatiques de bourgeons de cassis, Ribes nigrum, bien connu. On peut y ajouter des extraits lipophiles de grains de poivre, et donc sans substance piquante, tout aussi intéressants.

Une autre façon complémentaire de renforcer les défenses immunitaires générales au tout début d'une épidémie passe par l'activation des cellules macrophages, dont un des rôles majeurs est d'éliminer les cellules infectées par les virus.

 L'activité des macrophages peut être stimulée par plusieurs catégories d'actifs végétaux, en particulier par les bêta-glucanes. Ces composés sont les constituants de certaines fibres alimentaires, présentes en particulier dans les levures et les champignons, telle que la banale levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae ssp. boulardii), le pachyme, ou Poria cocos (Wolfiporia extensa), ou encore le pleurote (Pleurotus ostreatus). À côté des bêta-glucanes, citons également les polysaccharides de l'échinacée, Echinacea angustifolia, et la laminarine, fibre alimentaire extraite de l'algue laminaire Laminaria digitata. Pour l'échinacée, voir les précautions déjà indiquées par ailleurs.

 Il est impossible enfin de ne pas mentionner l'encens, Boswellia carterii, dont l'usage, à juste titre, a traversé les siècles et les continents. Même si les détails de leur mode d'action restent à préciser, les extraits aromatiques de cette oléorésine sont assurément des plus bénéfiques. Par ailleurs, il est recommandé d'assurer quotidiennement son content de vitamine C végétale (acérola) et de magnésium naturel. On a déjà vu pour l'origan, le thé vert et la cannelle.

Malgré ces précautions, la contamination reste possible. Dans ce cas, quels sont les moyens d'action ? Bien sûr, il y a le Tamiflu, dont on nous rebat les oreilles, produit d'hémisynthèse issu d'une plante, l'anis étoilé, aussi appelé badiane de Chine, Illicium verum. Mais on constate d'ores et déjà certains terrains de résistance tandis qu'une étude anglaise publiée dans le British Medical Journal souligne les effets néfastes du médicament lorsqu'il est administré à des enfants.

 Mieux vaut donc se tourner vers d'autres solutions : celles offertes par le monde végétal sont suffisamment documentées pour être utilisées. En premier lieu, les baies de sureau noir, Sambucus nigra, en dehors des savoureuses confitures que l'on peut en faire, s'utilisent sous forme d'extraits riches en pigments, des flavonosides et des anthocyanosides, très actifs contre les virus A et B.

 D'autres disent qu'il faut tapisser les muqueuses respiratoires hautes, celles du rhino-pharynx, avec des substances aromatiques visant à enrayer la propagation du virus. L'inhalation d'huiles essentielles et de vapeur d'eau chaude, à l'aide d'un inhalateur classique, est une des méthodes les plus simples et les plus efficaces. Parmi les huiles essentielles apportant un bienfait immédiat et reconnues pour leur activité antigrippale, citons celle de pin sylvestre, Pinus sylvestris ssp. sylvestris, utilisable à tout âge, et celle de lavande aspic, Lavandula latifolia, dont l'usage est déconseillé chez les jeunes de moins de 6 ans.

 La voie cutanée peut être également utilisée, car le temps nécessaire pour que les molécules aromatiques arrivent au niveau des voies respiratoires est très court (de 20 à 60 minutes). Aux huiles essentielles contenant de l'eucalyptol, comme celles d'Eucalyptus radiata ssp. radiata et de niaouli, Melaleuca quinquinervia chémotype 1,8-cinéole, qui sont déconseillées aux enfants de moins de 6 ans, il est préférable d'opter pour une huile essentielle d'Homalomena aromatica riche en linalol, virucide et très bien tolérée par la peau et l'organisme (le pourcentage incorporé dans une huile de massage pour le thorax ne doit pas excéder 3 %). Pour un massage de la plante des pieds, le pourcentage peut être plus élevé, de l'ordre de 5 %, y compris avec des huiles essentielles contenant de l'eugénol, extrêmement virucide. L'huile végétale la plus recommandée pour la préparation est celle de bancoulier (Aleurites moluccana), à pénétration rapide elle laisse la peau non grasse. Utiliser aussi dans votre crème hydratante habituelle, à diffuser dans toute la résidence. Faites aussi des fumigations.

 Faire des cures alternées de compléments alimentaires à base de baies de sureau noir, de baies d'acérola, de bourgeons de cassis, de bêta-glucanes... Certains conseillent les champignons chinois : maîtaké et shiitake... une petite cure de trois mois en gélules ce n'est pas à dédaigner.

 Relever plusieurs symptômes, d'ailleurs non spécifiques, survenant dans un contexte d'épidémie automnale ou hivernale, à savoir principalement : des frissons initiaux, une fièvre élevée en plateau durant 24 à 48 heures, des céphalées fronto-orbiculaires avec photophobie et hyperhémie conjonctivale, de l'asthénie avec prostration et surtout des douleurs musculaires, ou myalgies, et des courbatures ; s'y associent une sécheresse des muqueuses nasopharyngées, ainsi qu'une toux sèche, suivies d'un écoulement nasal muqueux, ou rhinorrhée.

Etre à l'écoute de son corps et ne pas hésiter à consulter si la fièvre se renforce. Prendre plusieurs compléments alimentaires différents, du type baies de sureau, acérola, etc., cités précédemment. En cas de grande fatigue, compter sur le ginseng panax meyer. Pratiquer 2 ou 3 fois par jour une inhalation de vapeur d'eau aromatisée à l'aide de quelques gouttes d'huile essentielle de pin sylvestre ou d'une spécialité pour cet usage.

Pratiquer 2 ou 3 fois par jour un massage du corps à l'aide d'un mélange comme décrit ci-dessus. 

 Ces informations nécessitent d'être adaptées chez les jeunes enfants. Chez ces derniers, les massages ne devront en aucun cas être pratiqués avec des huiles essentielles contenant du camphre, de l'eucalyptol ou du menthol.

 

 

 

 

 

04.11.2009

Dans le monde :

6'790 (8'886) morts

Amériques (4'820-6'864) : 1'465 (3'509) aux Etats-Unis, 1'403 au Brésil, 593 en Argentine, 354 au Mexique, 162 au Pérou, 136 au Chili, 131 en Colombie, 105 au Canada, 95 au Venezuela, 75 en Equateur, 56 en Bolivie, 43 au Paraguay, 38 au Costa Rica, 33 en Uruguay, 22 en République dominicaine, 22 au Salvador, 18 au Guatemala, 16 au Honduras, 11 au Nicaragua, 11 au Panama, 7 à Cuba, 5 en Jamaïque, 5 à Trinidad et Tobago, 4 aux Bahamas, 3 à la Barbade, 2 au Suriname, 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane française, 1 aux Iles Caïmans, 1 à la Martinique et 1 à Saint-Christophe-et-Niévès.

Asie (1'270) : 477 en Inde, 182 en Thaïlande, 77 en Malaisie, 62 en Arabie Saoudite, 47 au Japon, 42 en Corée du Sud, 39 à Hong Kong, 39 en Israël, 37 au Vietnam, 30 aux Philippines, 28 en Iran, 27 à Taïwan, 25 à Oman, 19 au Koweit, 18 à Singapour, 16 au Yémen, 14 en Russie, 11 en Turquie, 10 en Indonésie, 7 au Bangladesh, 7 en Chine, 7 en Irak, 7 en Mongolie, 7 en Syrie, 6 à Bahrein, 6 aux Emirats arabes unis, 5 en Jordanie, 4 au Qatar, 3 au Cambodge, 3 au Liban, 2 à Macao, 1 en Afghanistan, 1 à Brunei, 1 en Géorgie, 1 au Laos, 1 en Palestine et 1 en Syrie.

Europe (350-402) : 143 en Grande-Bretagne, 63 en Espagne, 22 (70) en Ukraine, 18 en Italie, 15 (18) en France métropolitaine, 15 en Norvège, 11 en Irlande, 10 aux Pays-Bas, 7 en Belgique, 6 en Allemagne, 6 en Grèce, 6 au Portugal,, 5 en Hongrie, 5 à Malte, 4 en Bulgarie, 3 en Suède, 1 (2) en Biélorussie, 2 en Serbie, 1 en Autriche, 1 en Croatie, 1 en Finlande, 1 en Islande, 1 au Luxembourg, 1 en Moldavie, 1 en République tchèque et 1 en Slovénie.

Océanie (228) : 187 en Australie, 19 en Nouvelle-Zélande, 9 en Nouvelle-Calédonie, 7 en Polynésie française, 2 aux îles Samoa, 1 aux îles Cook, 1 aux îles Marshall, 1 aux îles Salomon et 1 aux îles Tonga.

Afrique (122) : 91 en Afrique du Sud, 8 à Maurice, 6 en Egypte, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 2 au Mozambique, 2 à Sao Tomé-et-Principe, 1 au Ghana, 1 à Madagascar, 1 en Namibie, 1 au Soudan et 1 en Tanzanie.

30.10.2009

Ailleurs dans le monde

Onze cas mortels de grippe A en Italie

L'Italie a enregistré onze décès de la grippe H1N1, dont quatre pour la seule journée d'aujourd'hui, a annoncé à Rome le vice-ministre de la Santé selon lequel l'Italie est le pays d'Europe qui compte le plus de personnes atteintes par la pandémie.

La ville de Naples a enregistré quatre morts en trois jours, parmi lesquels un détenu, conduisant les autorités à ordonner la vaccination des agents pénitentiaires et de la population carcérale à risque.

Plusieurs retraités ainsi qu'une femme de 43 ans, hospitalisée à Rimini (nord) pour des problèmes respiratoires, et un médecin qui venait d'opérer un patient, ont été également victimes de la maladie.

Le nombre de personnes atteintes de la grippe porcine "s'est considérablement accru", a ajouté le vice-ministre, Ferruccio Fazio, selon lequel l'Italie compte le plus grand nombre de personnes souffrant de cette maladie, avec un taux de 380 pour 100.000 habitants.

Selon le Centre national d'Epidémiologie, 200.000 cas ont été enregistrés en une semaine, et les personnes les plus touchées sont les enfants de cinq à quatorze ans.

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CANADA: Débordements massifs.                 

 

Les cliniques de vaccination du pays sont débordées par l'affluence des personnes désireuses de se prémunir contre le virus de la grippe A (H1N1). Au Québec, le premier ministre Jean Charest a même lancé un appel au calme et demandé à la population de respecter le calendrier prévu.

À Toronto, des milliers de personnes se sont massées aux portes des deux centres de vaccination de la ville dès 6 h du matin, jeudi. Mais les autorités ont rapidement dû refuser de nouveaux patients en raison du manque de vaccins. " Le chaos ", dira une femme dans la file d'attente.

Même sentiment au Nouveau-Brunswick. " Tout a été mal planifié ", s'exclame une autre femme. Bien qu'elles reconnaissent le problème des files d'attente, les autorités albertaines veulent continuer de prioriser les personnes les plus à risque.

File de gens attendant pour se faire vacciner à Ottawa

De longues heures d'attente étaient également signalées à Ottawa. Le département de santé publique de la capitale nationale compte d'ailleurs ouvrir de nouveaux centres de vaccination pour répondre à une augmentation marquée des personnes qui se présentent pour se faire vacciner.

En Outaouais, les autorités de la santé publique ont indiqué jeudi qu'elles pourraient revoir leur échéancier de vaccination en raison de l'augmentation importante du nombre de personnes infectées en quelques jours. À Gatineau, un deuxième centre de vaccination ouvrira ses portes dès vendredi. À Saint-Eustache, au nord de Montréal, la police a même dû intervenir pour calmer près de 2000 personnes qui ont attendu des heures pour le millier de doses disponibles.

À Montréal même, l'Hôpital Sainte-Justine et l'Hôpital de Montréal pour enfants sont eux aussi débordés. Environ 700 patients se sont présentés aux urgences depuis la fin de semaine, ce qui représente le double de l'affluence normale.

Si on continue d'être inondé par les enfants peu malades, lorsque votre enfant va devenir très malade, nous allons avoir de la misère à le traiter de façon appropriée.

Le Dr Michael Arsenault, directeur de l'urgence à l'Hôpital Sainte-Justine

Face à cette situation, le directeur de la Santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard, s'est fait rassurant. " Il y a beaucoup d'enfants qui sont malades, mais le pourcentage de complications est très bas. Et des situations comme [...] en Ontario sont [...] extrêmement rares. Donc les parents n'ont pas à [...] s'en faire outre mesure ", a-t-il dit.

De son côté, le premier ministre Jean Charest a invité les citoyens à faire preuve de patience et de discipline. Il leur a aussi demandé de respecter le calendrier prévu. D'après le calendrier proposé par les autorités sanitaires du Québec, la vaccination s'adresse présentement aux personnes à risque. Ceux qui n'ont pas de problèmes de santé sont invitées à se faire vacciner au début de décembre.

Débat sur le plan de vaccination

La Coalition des médecins pour la justice sociale interpelle le ministère de la Santé du Québec et lui demande de permettre aux médecins de famille de vacciner leurs patients dans leur cabinet, comme c'est le cas notamment à Toronto et à Vancouver.

En entrevue à RDI, le président de la coalition, le Dr Paul Saba, a expliqué que puisque les 4000 omnipraticiens au Québec sont en mesure de donner le vaccin contre la grippe saisonnière, ils ont l'expertise pour faire de même avec le vaccin contre la grippe A (H1N1). Le Dr Saba a ajouté que ces patients ont déjà un lien de confiance avec leur médecin.

Le Dr Saba a invité Québec à un peu plus de flexibilité et demandé aux autorités d'élargir le programme de vaccination. Il a rappelé que les médecins ne sont pas rémunérés pour la vaccination. " On ne peut pas faire du stockage dans les entrepôts parce qu'il y a un blocage au niveau des personnes capables de vacciner ", a déclaré le Dr Saba.

Une collègue du médecin, la Dre Sylvie Baribeau, a affirmé à la radio de Radio-Canada qu'elle ne comprenait pas le plan du ministère de la Santé, et surtout pourquoi la vaccination de la majorité de la population à Montréal ne débutera que le 7 décembre prochain. " Je me vois mal envoyer mon patient de 85 ans au Palais des congrès, attendre six heures debout pour avoir une vaccination ", a expliqué la Dre Baribeau.

Également en entrevue à RDI, le directeur national de la Santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier, a dit que Québec était limité par la quantité de doses acheminées, soit 430 000 par semaine selon lui. Il a ajouté que chaque fiole de vaccin contenait 10 doses qui doivent être utilisées dans une période de 24 heures, ce qui correspond davantage à un modèle de vaccination de masse.

Le Dr Poirier a fait valoir que ce n'est pas tout le monde qui a un médecin de famille, et que ce n'est pas dans toutes les régions que les omnipraticiens offrent le vaccin. Comme les autorités n'ont pas encore reçu toutes leurs doses, et qu'elles ne disposent pas de beaucoup de temps pour la vaccination, elles ne peuvent disperser les doses dans plusieurs endroits, a expliqué le directeur de la Santé publique.

Le nombre de doses débattu à Québec et Ottawa La question du nombre de doses a été évoquée à l'Assemblée nationale, jeudi. Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, a affirmé que le Québec ne recevait pas sa juste part des 6 millions de doses expédiées dans les différentes provinces jusqu'à maintenant. Selon le député du Parti québécois, le Québec aurait dû recevoir 1,4 million de ces doses, soit 23 %, comme sa proportion de la population canadienne.

Tant le ministre de la Santé, Yves Bolduc, que le directeur de la Santé publique ont affirmé que le Québec recevrait quelque 400 000 doses de plus d'ici la fin de la semaine, ce qui rapprocherait les stocks du million de vaccins disponibles. Le dossier de la grippe A (H1N1) a aussi fait l'objet de débat à Ottawa, où le député libéral Bob Rae a accusé le gouvernement Harper d'avoir été trop lent à réagir, comparativement à d'autres pays qui ont approuvé le vaccin avant le Canada.

" Si le vaccin avait été disponible avant, on doit dire qu'on aurait pu sauver des vies. C'est clair qu'il y a des jeunes et des autres qui n'ont pas reçu le vaccin au moment où, du point de vue de la gestion du système, cela aurait été possible ", a déclaré M. Rae en point de presse. À la Chambre des communes, le ministre de l'Industrie, Tony Clement, a répondu aux questions adressées à sa collègue de la Santé, Leona Aglukkaq. M. Clement a affirmé qu'avec les 3 millions de doses supplémentaires attendues la semaine prochaine, le Canada pourra compter sur 9 millions de vaccins sous peu.

Mise en garde contre les antibactériens

Devant le succès des lingettes et gels antibactériens, en raison de l'épidémie de grippe A (H1N1), l'Association médicale canadienne (AMC) met la population en garde contre ces produits. Selon l'organisme, ces produits rendent les bactéries résistantes aux antibiotiques.

28.10.2009

Etes-vous prêts? vraiment prêts

La grippe A est  une "menace sociale"

Pour Patrice Bourdelais, historien et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, l'épidémie pourrait provoquer de graves tensions dans le pays.

Le ministère de la Santé n'a cessé de communiquer durant l'été. Aujourd'hui, les stocks de vaccins sont là, mais l'épidémie se fait attendre. Certains doutent même de son existence. Alors pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils autant mobilisés?

Il y a d'abord un particularisme français: depuis l'affaire du sang contaminé, le principe de précaution régit l'attitude de nos gouvernants en matière de santé publique. Mais, plus généralement, aujourd'hui, c'est l'ensemble des sociétés contemporaines qui présentent un seuil de tolérance extraordinairement bas aux événements imprévisibles et dramatiques. Un décès, et c'est la Une des journaux télévisés. La mort fait peur, elle a été peu à peu exclue de notre environnement, au point que nous sommes très démunis face à elle. Qui se souvient que la grippe de Hongkong a provoqué en France, durant l'hiver 1968, la disparition de 28 000 personnes? Où est ­notre mémoire collective de ces deuils?

Comment expliquez-vous l'évidente réticence des populations à se faire vacciner, même gratuitement?

On peut appeler cela le syndrome de Pierre et le loup: l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu beau monter ce phénomène en épingle, les Français, eux, ne voient toujours rien venir. Pis: on leur explique que le vaccin a été (trop?) rapidement étudié par les autorités de santé, qu'il contient des adjuvants– le mercure, notamment. Comme les pouvoirs publics, les individus raisonnent en termes de risque. Sans doute le risque épidémique est-il actuellement, à leurs yeux du moins, inférieur au risque vaccinal.

 

Il suffirait donc que l'épidémie arrive vraiment pour que la demande de vaccins explose?

C'est très vraisemblable, et je ne vois pas comment on échapperait alors à des tensions sociales importantes, en France comme ailleurs. Il n'est pas impossible que certains gardent précieusement par devers eux "leur" Tamiflu, voire en arrivent à se battre pour faire partie des premières personnes vaccinées... Les personnes saines vont accuser les malades d'être irresponsables pour ne pas s'être fait vacciner. Ce ne sera pas la guerre civile, mais les clivages à l'intérieur des pays risquent d'être plus nets encore que ceux entre nations.

 

Voila donc pourquoi les personnes soi-disant saines piquent la place aux handicapés, celles au macaron… les personnes handicapés sont des super privilégié-e-s, CQFD

 

D'autant que les conditions de distribution du vaccin ne sont pas totalement réglées...

C'est même, à ma connaissance, une première dans l'histoire de notre pays: les pouvoirs publics ont établi une hiérarchie entre les prioritaires (personnel de santé, adolescents...) et les moins prioritaires (la population générale). Tout le monde pourra être vacciné, mais pas la même semaine. Or, sur ce point précis, les pouvoirs publics manquent de pédagogie; à mon avis, ils commettent une erreur, car certaines réactions seront violentes.

 

De quelle violence parlez-vous?

Ceux qui apprendront brutalement qu'ils ne pourront être vaccinés au moment où ils le souhaitent le vivront très mal. Pour peu que survienne un élément supplémentaire (chômage, origine étrangère, quartier difficile, etc.), ils en concevront un sentiment d'injustice fort, quelque chose de l'ordre du "décidément, je ne suis pas un Français comme les autres". Ils se sentiront abandonnés par le gouvernement. De ce point de vue, la grippe A constitue une menace pour la cohésion sociale.

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